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Transformer du plastique en source d’énergie qui deviendra par la suite du carburant pour approvisionner des camions de collecte, c’est une innovation rendue possible grâce à la machine Chrysalis 40, imaginée par l’association Earthwake récemment converti en société anonyme pour  lever des fonds. Une très bonne nouvelle à l’heure ou l’équivalent d’un camion poubelle de plastique est déversé chaque minute dans la mer.

Une innovation qui roule !

Vendredi dernier, l’entreprise Earthwake à célébrer le succès d’une expérimentation inédite. À Puget-Théniers, un petit village des Alpes-Maritimes,  les camions de poubelles sillonnent  les rues depuis plus d’un mois maintenant en utilisant 10 % de carburant provenant du tri sélectif local. Une technique innovante rendue possible grâce à Chrysalis 40. La machine créée par l’entreprise est capable de recycler deux types de plastique : le polyéthylène et le polypropylène qui représentent environ 65 % des déchets ménagers et que l’on retrouve entre autres dans les bouchons en plastique et les bouteilles de lait, ou encore dans les récipients alimentaires réutilisables. Une fois le plastique broyé, la machine effectue une combustion à 450°C sans oxygène (pyrolyse). 3 principales matières sont ensuite générés à la suite de cette combustion : du diesel, de l’essence et du gaz, « l’essence et le gaz étant utilisé en circuit fermé pour autant alimenté la machine », explique Matthieu Kamm, le chef de projet de Earthwake.

« Cette machine est ainsi autosuffisante en énergie et n’utilise pas d’énergie tierce ».  La Chrysalis 40 est capable de convertir 160 kilos de déchets plastique par jour en 120 litres de carburant. Le prix reste quant à lui abordable : comptez environ 50 000 euros. Une véritable révolution verte donc, d’autant plus que les déchets sont détruits dans leur totalité et n’engendrent plus de pollution.  48 tonnes de débris  plastiques ne se déversent plus dans les océans et les émissions de CO2 sont quant à elles réduites de par la réduction des extractions de pétrole en sous-sol. Une solution qui en dit long quant au devenir de l’autonomie énergétique.

Earthwake en quête de fond

Aujourd’hui, l’entreprise est à la recherche de fonds afin de développer son innovation à grande échelle. « On a fini le cycle associatif, celui de la recherche et développement sur la machine, et on va passer à l’étape industrielle avec la normalisation de la machine », a résumé Georges Fritsch, membre d’Earthwake. La société a notamment obtenu le soutien d’acteurs clés comme Citeo pour ce qui est du ramassage des matériaux d’emballage, SGS pour ce qui est des analyses et de la certification et SBM off shore quant à la question de l’extraction pétrolière.

L’entreprise entend déployer ses innovations « dans des zones du monde où il y a à la fois la pollution plastique et des problèmes d’accès à l’énergie ». Deux projets sont notamment prévus pour 2020 : un au Sénégal dans un site de recyclage et l’autre en Tunisie, près du port de pêche des îles Kerkennah qui permettrait aux pêcheurs de recycler leurs plastiques tout en obtenant du carburant pour leurs barques motorisées.

« L’idée ce n’est pas d’éduquer les gens ça va prendre trop de temps, par contre trouver une économie possible, là ça peut ouvrir des solutions », explique Samuel Le Bilhan à France 3, acteur et cofondateur d’Earthwake.

 

Source : 20 minutes, Earthwake

Image : Earthwake

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