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Environ 1.200 trains diesel sillonnent encore les rails dans l’Hexagone. Le groupe français Alstom en est persuadé, l’hydrogène sera l’énergie de demain. Pour accélérer la transition énergétique et sortir du diesel, le constructeur ferroviaire veut multiplier les trains hybrides.

Une mobilité verte et innovante

Grâce à Alstom, le train du futur est déjà une réalité. Roulant à plus de 100 km/h, pouvant accueillir jusqu’à 300 passagers et possédant une autonomie de près de 1000 km,  le Coradia iLint est le tout premier train à hydrogène homologué au monde générant sa propre électricité à l’aide d’une pile à hydrogène.  Un train qui en plus d’être silencieux serait plus écologique.

« Le seul rejet, c’est de la vapeur d’eau […] »

Produire de l’énergie décarbonée est le principal avantage de l’hydrogène. Son utilisation dans le but de fabriquer de l’électricité dans une pile à combustible génère pour seul déchet de l’eau. L’usage d’une telle pile peut donc être qualifiée de propre. Mais le train bleu est-il totalement vert ? Bien que le train à hydrogène constitue une avancée écologique irréfutable par rapport aux trains roulant au diesel,  sa production pose tout de même quelques problèmes.

La production d’hydrogène s’obtient principalement de deux manières : avec des énergies fossiles via une technique appelée le vaporeformage du méthane qui consiste à mélanger du méthane à de la vapeur d’eau à haute température afin qu’il se convertisse en dihydrogène et dioxyde de carbone, ou via un tout autre procédé durable mais plus coûteux : l’électrolyse de l’eau. Pour Alstom, la production d’hydrogène repose essentiellement sur la première option, mais le groupe entend à l’avenir investir dans l’hydrogène vert, non issu de produits pétroliers. Un progrès avec quelques inconvénients pour le moment donc.

Après l’Allemagne, la France ?

Le groupe n’en est pas à son coup d’essai. En mai dernier, il a notamment annoncé que son opération pilote de 18 mois déployée en Allemagne s’était conclu avec brio. 2 compagnies allemandes ont commandé plus de 40 trains à hydrogène à elles deux et les modèles seront mis en service courant septembre.

La version française du train à hydrogène sera quant à elle biomode et pourra fonctionner en mode électrique, ce qui n’est pas le cas des trains à hydrogène version allemande qui ne roule qu’à l’hydrogène. Mais il faudra probablement atteindre 2028 pour voir arriver de tels modèles dans l’hexagone, date à laquelle un bon nombre de trains seront renouvelés. En France, l’hydrogène pourrait avoir une place décisive à jouer dans la transition écologique. Cette énergie figure également dans les dix marchés émergents prioritaires et peu soutenus par les pouvoirs publics dans le cadre du Pacte productif publié en février dernier.

Aujourd’hui, le leader mondial Alstom projette une expansion de son innovation à l’échelle européenne.

Brahim Soua, vice-président de la plateforme des Trains Régionaux d’Alstom :

« Globalement, environ 5000 trains diesel sont à remplacer en Europe. En terme de besoin et de marché, c’est effectivement la solution pour l’avenir et c’est également une solution pour l’avenir puisque la performance intrinsèque de l’hydrogène est une performance capable de remplacer le diesel avec une autonomie similaire, voire supérieure [à celui-ci] » .

 

Source : Franceinfo

Image : JACEK RUŻYCZKA via common Wikipédia

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